Webmasteuse sait que vous l'attendiez toutes et tous, voilà, enfin, le
compte-rendu de Ses Choralies par "Notre Chef Vénéré".
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font face="Comic Sans MS"> Ces Choralies, dix-neuvièmes du nom, étaient pour moi les huitièmes auxquelles j’ai participé : je suis venu pour
la première fois à Vaison en 1974 puis à chacune des
Choralies jusqu’en 1992, année de la terrible crue de l’Ouvèze qui fit 37 victimes le 22 septembre et dévasta entre autres le « Camping du Moulin » ou nous avions passé de si bons
moments un peu plus d’un mois auparavant … tous ceux qui étaient là pendant ces Choralies furent comme moi très affectés par cette catastrophe. Est-ce à cause de ça que j’ai zappé l’événement les
années suivantes, je n’en sais rien, toujours est-il que je ne suis revenu chanter au pied du Ventoux qu’en 2004 replonger goulûment dans le bain musical
vaisonnais.
Quant à moi, j’avais demandé à participer à l’un des deux ateliers de « formation Chefs de chœurs » : l’atelier
« Atout-Chefs » dirigé par Régine Théodoresco, l’une des « pointures » du chant choral actuel ; j’avais participé à cet
atelier en 2004, ça m’avait plu et je voulais un peu de rab.
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Loupé administratif ? Je me suis trouvé inscrit à l’autre atelier formation, beaucoup plus prenant et pas vraiment ce que je
cherchais : il consistait, avec le chef de chœur des Utah Singers (chorale universitaire étazunienne présente à Vaison), à étudier des partitions contemporaines
américaines et autres et à les faire appliquer au chœur pilote qui n’était autre que les « Utah Singers » … et le tout dans la langue de « Dabelyou Bouche » … pourquoi pas
après tout, mais pas aux Choralies, qui doivent rester des vacances (non mais sans blagues !).
J’ai cependant pu
changer sur place avec l’accord des chefs concernés et me retrouver dans l’atelier que j’avais demandé, au milieu d’autres congénères à rafraîchir un peu mes connaissances, ce qui me convenait
beaucoup mieux.
L’atelier « Atout Chefs » consiste avant tout à balader les chefs qui y participent parmi une partie des divers ateliers qui se déroulent pendant les Choralies, à assister à quelques
répétitions de ceux-ci, discuter avec le chef d’atelier et faire ce que j’appelle un « brikfeuste » et que d’autres nommeront un « briefing » entre nous à
propos de ce que l’on a vu et entendu ; ensuite, et également, à assister à quelques concerts judicieusement choisis afin d’en discuter
entre nous et aussi, dans le temps qui nous reste, à rafraîchir un peu notre pratique de la gestique, de l’interprétation, du travail vocal … enfin les divers éléments qui constituent la base du
boulot de chef de chœur … et de confronter nos expériences.
Vaste programme, mais c’est très intéressant.
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Cette fois ci encore ça m’a bien plu et j’en redemanderai encore dans trois ans si ça existe encore (ce que
j’espère).
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En plus de ces vastes considérations métaphysiques, je trouve que ces 19èmes Choralies
semblent mieux organisées que les précédentes, plus détendues, plus souriantes … est-ce dû au rajeunissement des effectifs ?
Moins de stress pour l’entrée au Théâtre Antique (qui ouvre un peu plus tôt), les bénévoles chargés de l’accueil (qu’ils soient là loués !) sont aimables et même
enjoués.
La programmation des concerts de l’après-midi et des grands concerts du soir au Théâtre m’a semblé mieux composé, plus varié que les
précédentes fois, avec quelques bémols cependant :
La soirée « Carmen » où si l’idée d’une version « oratorio »
(sans mise en scène) et avec orchestre de chambre semblait séduisante l’absence totale du chœur (pour des Choralies ! …) m’a un peu
décontenancé … Du coup je suis parti au bout de dix minutes (et je n’étais pas le seul).
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Autre idée curieuse et plutôt malheureuse (le mot est faible) : le présence d’un ballet (ou quelque chose y ressemblant)
devant les musiciens pour le concert final « Walpurgis Nacht » de Mendelssohn … J’avais, avec l’atelier « Atout Chefs », visité
les dernières répétitions de l’œuvre dirigée par Valérie Fayet, autre « pointure » de la direction chorale, répétitions avec et sans
l’orchestre où tous les participants avaient produit un travail très pointu, très détaillé tant sur le texte que sur la musique, avec répétitions supplémentaires, et tout le tintoin, donc très
gros investissement personnel de la part des choristes, tout ça … pour finir avec des danseurs virevoltant sautant et retombant lourdement devant
l’orchestre avec un bruit infernal … et en dehors du rythme, évoluant juste devant les solistes qu’ils masquaient … et gênaient certainement.
Une vraie plaie !
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Tant de travail minutieux gâché ! A la place des chanteurs, musiciens et chef, j’aurais été
furieux … comme de ma place je l’étais aussi et qu’en plus un
mistral glacial soufflait à pleine puissance me gelant sur place malgré un important équipement (pull, K-way et couverture), j’ai battu lâchement en
retraite vers la place Montfort où des bistrots accueillants proposaient les nourritures solides et liquides propres à réchauffer cœur et entrailles.
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Ceci dit je reviendrai, non à Montréal, mais à Vaison
dans trois ans en espérant que « Traversière » pourra se produire en concert afin de montrer ce que nous savons faire
(c’est vrai, quoi, à la fin !) .... PLM.
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